Un kangourou en cavale à Boucherville, détenu illégalement, a été capturé puis endormi avant d’être transporté vers le Zoo de Granby. Le cas est présenté comme un exemple de ce qui arrive quand un animal sauvage circule hors de tout encadrement, au bord d’une autoroute.
La directrice de programme d’Humane World Watch dit que cette situation n’est pas un fait divers. « Quand un kangourou peut être détenu illégalement et se retrouver en cavale au bord d'une autoroute, ce n'est pas un fait divers », rappelle-t-elle, avant d’ajouter: « Il s’agit du symptôme d'un échec réglementaire. »
Humane World Watch au Québec
Selon elle, il est encore beaucoup trop facile au Québec d’acquérir et de détenir illégalement des animaux sauvages et exotiques. Le Québec dispose pourtant d’un cadre juridique pour encadrer les animaux en captivité, avec un régime de permis et le Règlement sur les animaux en captivité, mais l’article soutient que ces règles ne suffisent pas dans les faits.
La même responsable cite le sauvetage de sept lions laissés à l’abandon dans un zoo amateur en faillite à Saint-Édouard en 2025. Elle dit avoir vu ce qui arrive quand des conditions inacceptables sont tolérées trop longtemps, et décrit cette opération comme complexe, lourde en ressources et exigeant une coordination serrée avec des partenaires spécialisés pour relocaliser les fauves en sécurité.
Saint-Édouard en 2025
Ce cas sert aussi d’appui à sa demande au gouvernement du Québec. Elle veut un resserrement du cadre légal, mais aussi des inspections rigoureuses et une application cohérente de la loi.
« Le Québec a l'occasion, et la responsabilité, de faire mieux », dit-elle. Pour les autorités, le dossier du kangourou laisse maintenant une exigence simple: faire en sorte qu’un animal sauvage ne puisse plus être détenu illégalement puis finir au bord d’une autoroute avant qu’une équipe spécialisée doive le récupérer.





