Charles Milliard dévoile 380 millions pour le français — La Presse

Charles Milliard a présenté, dans la presse, un nouveau plan de défense du français chiffré à 380 millions de dollars sur quatre ans. Le chef libéral dit vouloir adopter une « approche positive » pour renforcer le ralliement autour de la Charte de la langue française.Charles Milliard et la CharteLe …

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Charles Milliard a présenté, dans la presse, un nouveau plan de défense du français chiffré à 380 millions de dollars sur quatre ans. Le chef libéral dit vouloir adopter une « approche positive » pour renforcer le ralliement autour de la Charte de la langue française.

Charles Milliard et la Charte

Le PLQ présente ce plan comme une manière de « renforcer le ralliement de tous autour de la Charte de langue française ». Le parti se place ainsi dans la continuité d’un enjeu qu’il traite depuis l’adoption de la Charte en 1977, mais sans ajouter de mesures coercitives plus fortes dans les secteurs visés par le débat sur la langue.

Le document ne propose pas d’étendre la Loi 101 à la formation continue et à la formation professionnelle. Il maintient aussi la proportion actuelle des inscriptions dans les cégeps francophones et anglophones.

Dominique Anglade en 2022

Le plan est décrit comme une copie de celui que Dominique Anglade avait présenté en 2022. À l’époque, l’ancienne cheffe libérale promettait elle aussi 380 millions de dollars pour la protection du français, ce qui place la nouvelle annonce dans une continuité politique plutôt que dans une rupture.

François Legault n’a pas étendu les dispositions de la Loi 101 aux cégeps anglophones, après que la majorité des députés et des électeurs de la CAQ a refusé de se priver d’y envoyer ses enfants. Le secteur anglophone au niveau collégial continue aussi d’accueillir une majorité d’étudiants francophones et allophones.

Cégeps et dépenses

Le texte lie aussi la question du français à des arbitrages plus larges sur l’intégration des immigrants. Il compare même ces choix à ceux que pose la protection de l’environnement, où des objectifs publics doivent composer avec des compromis politiques.

Pour les lecteurs qui suivent le dossier, le point le plus concret est simple: le PLQ choisit ici une protection du français par incitatifs et par continuité, pas par un élargissement de la Loi 101. Le débat porte donc moins sur un nouveau cadre juridique que sur la façon dont le parti veut défendre la langue sans aller plus loin que les limites qu’il a déjà fixées.

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