À Nyon, un éducateur d’une structure parascolaire de la région nyonnaise a été licencié la semaine dernière après un incident ayant causé une double fracture du poignet à un enfant de 8 ans. Le départ intervient après des signalements antérieurs de parents et une enquête interne ouverte immédiatement par l’établissement.
Virginie et Laurence
Virginie dit que son fils de 5 ans, autiste, a changé de comportement d’un coup au retour des vacances de février. Il s’est remis à mouiller son lit et a eu de fortes crises de colère, avant de lui raconter que Tristan faisait des "jeux de torture" sur lui. L’enfant a décrit un éducateur qui "serrait très fort les poignets", appuyait sur certaines parties du corps et le blessait "pour jouer".
Quelques jours plus tard, Virginie a découvert des ecchymoses sur le torse et les fesses de son fils. Elle a alerté la structure, puis un constat médical a été établi et une plainte pénale a été déposée à la fin mars. Virginie a dit ensuite: "Aujourd'hui, je ne peux plus faire des câlins à mon enfant".
Laurence a raconté qu’en mars 2025, son fils, alors âgé de 5 ans, lui a dit que le même éducateur l’avait frappé et lui avait tiré les cheveux très fort. Quelques jours plus tard, Tristan l’a appelée pour lui dire, selon ses mots: "Pas pour s'excuser, mais pour me dire que mon fils avait tout compris de travers, que c'était un jeu, qui se déroulait porte fermée, et qu'il était permis de taper et de tirer les cheveux. J'étais estomaquée".
Réponse de la structure
Le rapport des parents a conduit la direction à ouvrir une enquête interne immédiatement, selon la structure. Elle a aussi indiqué que les inquiétudes exprimées avaient été prises en compte dès leur communication. Dans le même temps, l’établissement a dit que la relation de travail avec l’éducateur avait pris fin et qu’il ne s’agissait pas d’un licenciement avec effet immédiat.
La direction a aussi nié avoir eu connaissance d’un comportement violent avant ces signalements. Mais les parents disent que leurs alertes avaient été transmises des mois avant la rupture du contrat, ce qui place le dossier au croisement d’un incident récent et d’allégations plus anciennes.
Fin mars
Le dossier a aussi pris une dimension pénale à la fin mars, lorsque le constat médical a été établi et qu’une plainte a été déposée. Le licenciement survenu la semaine dernière laisse désormais l’établissement face à une question simple pour les familles concernées: comment ses procédures internes ont traité des signalements répétés avant l’incident ayant blessé l’enfant de 8 ans.





