Jean-Philippe Boutin est ressorti encouragé de sa rencontre de lundi à Ottawa avec des représentants du cabinet du ministère de la Défense nationale au sujet d’une possible unité de la Réserve des forces armées canadiennes à Saint-Félicien. Le maire de Saint-Félicien dit que le dossier a été reçu comme crédible et bien documenté.
Le projet vise le nord du Lac-Saint-Jean, où une unité de Réserve pourrait devenir opérationnelle entre trois et quatre ans si l’initiative va de l’avant. Pour les élus qui poussent le dossier, le rendez-vous a aussi donné un signal utile: le gouvernement fédéral veut hausser son budget de défense et consacrer un effort supplémentaire au recrutement dans les unités de Réserve.
Ottawa reçoit le dossier de Saint-Félicien
La rencontre de lundi a réuni Boutin et le député bloquiste Alexis Brunelle-Duceppe avec des représentants du cabinet du ministère de la Défense nationale. Le maire a dit: «On arrive, ils l’ont dit, au bon moment et au bon endroit.» Il a aussi résumé la conjoncture en ces termes: «Le contexte militaire a changé».
Ce qui change aujourd’hui pour Saint-Félicien, c’est que le projet ne reste plus au stade d’une idée locale. Le dossier a circulé dans les couloirs d’Ottawa avec des données jugées solides, et une rencontre de suivi est déjà prévue dans les prochains jours avec d’autres représentants du ministère.
Une Réserve à Lac-Saint-Jean
Le cœur de l’idée consiste à établir une unité de la Réserve des forces armées canadiennes au nord de la région. Jean-Philippe Boutin et les appuis politiques du Lac-Saint-Jean voient dans ce projet un bassin possible de recrutement pour les Forces canadiennes, avec des retombées importantes pour la région si l’installation se concrétise.
Boutin a aussi relié le projet à l’effort fédéral annoncé pour les unités de Réserve. «On parle, seulement pour les unités de Réserve, d’une augmentation d’environ 20 % d’ici 2035», a-t-il dit. Cette cible place le dossier de Saint-Félicien dans un contexte où Ottawa cherche à élargir ses capacités plutôt qu’à les réduire.
Le délai de trois à quatre ans
Le point de friction reste le temps. Même si le projet progresse, l’unité du Lac-Saint-Jean n’entrerait pas en service avant entre trois et quatre ans. Pour les acteurs locaux, la prochaine étape n’est donc pas une ouverture rapide, mais une nouvelle série d’échanges à Ottawa pour transformer un appui politique en décision concrète.
M. Boutin y voit un signe encourageant pour la suite.





