Fréchette maintient le Québec dans BOGA, Environnement et gaz de schiste

Christine Fréchette a dit vendredi que le Québec n’est pas encore prêt à quitter la Beyond Oil and Gas Alliance, même si le débat sur le gaz de schiste revient dans l’actualité de l’environnement. La première ministre a fait cette mise au point à Drummondville, en précisant qu’aucune décision n’a ét…

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Christine Fréchette a dit vendredi que le Québec n’est pas encore prêt à quitter la Beyond Oil and Gas Alliance, même si le débat sur le gaz de schiste revient dans l’actualité de l’environnement. La première ministre a fait cette mise au point à Drummondville, en précisant qu’aucune décision n’a été prise sur un éventuel retour à cette industrie.

« On n’en est pas là encore », a-t-elle dit en point de presse vendredi matin. Elle a aussi ajouté: « J’ai annoncé une réflexion, une discussion, on n’est pas à la prise de décision et la mise en place de cette décision, on est bien avant ça. »

Drummondville et Centre-du-Québec

Fréchette était à Drummondville vendredi matin pour une activité liée au bioalimentaire. Elle a dit qu’elle ne comptait pas parler de gaz de schiste pendant sa visite dans le Centre-du-Québec: « Ce n’est pas prévu ». Son message place le gouvernement dans une phase de discussion, pas dans une phase d’arbitrage.

Le dossier reste sensible au Québec depuis des années. Le débat sur l’exploration, la fracturation hydraulique et l’exploitation du gaz de schiste a entraîné de nombreuses mobilisations et manifestations dans la Vallée du Saint-Laurent, surtout en Montérégie et dans le Centre-du-Québec. Le moment le plus intense de cette contestation remonte au début des années 2010, après de nombreuses consultations tenues par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

BOGA et loi de 2022

Le Québec co-préside la Beyond Oil and Gas Alliance avec le Danemark, ce qui place la province dans un petit groupe d’organisations internationales qu’elle dirige conjointement. François Legault avait annoncé l’adhésion du Québec à l’alliance en novembre 2021, à la conférence des Nations unies sur le climat à Glasgow.

Le gouvernement a ensuite adopté en 2022 une loi qui met fin à l’exploration, à la production et à l’exploitation de saumure d’hydrocarbures. Cette loi prévoit aussi des compensations pouvant aller jusqu’à 100 millions de dollars pour des entreprises qui avaient mené des activités de prospection. Des compagnies contestent cette loi devant les tribunaux et réclament au moins 18 milliards de dollars.

Motion du Parti québécois

En mars, le Parti québécois a fait adopter à l’Assemblée nationale une motion contre l’exploitation du gaz de schiste. Cette séquence ajoute un frein politique au dossier au moment où Fréchette dit seulement ouvrir une réflexion. Pour les Québécois touchés par les anciennes zones de mobilisation, le signal immédiat est que le gouvernement n’a pas franchi l’étape qui mènerait à une sortie de BOGA.

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