L'Agirc-Arrco réexamine près de 100 000 dossiers à risque dans l'affaire des retraites complémentaires erreurs, après avoir identifié 86 000 retraités potentiellement concernés pour 778 millions d'euros. Le mardi 5 mai 2026, l'organisme a engagé ce travail sur des dossiers de personnes qui n'ont jamais rien réclamé.
Agirc-Arrco et 86 000 dossiers
Le chiffrage a changé en quelques mois. Les services pensaient auparavant que 10 à 12 000 personnes pourraient avoir été lésées à hauteur de 69 millions d'euros. Le nouveau total évoqué monte à 86 000 retraités et à 778 millions d'euros, soit une ampleur bien plus large que l'estimation initiale.
Les dossiers visés sont ceux que l'Agirc-Arrco considère comme exposés à des erreurs de versement. L'organisme cherche des cas de pensions complémentaires qui auraient pu être suspendues à tort, puis réexamine chaque situation signalée par ses contrôles.
Veufs, veuves et étrangers
Deux groupes ressortent dans les dossiers concernés. Le premier réunit les veufs ou veuves bénéficiant de pensions de réversion. Le second vise les retraités résidant à l'étranger qui n'ont pas envoyé la preuve qu'ils étaient toujours en vie.
Pour ces retraités installés hors de France, cette preuve doit être envoyée chaque année. Quand la vérification n'arrive pas, les versements peuvent être suspendus, ce qui place ces dossiers parmi les plus surveillés par l'Agirc-Arrco.
Vérifications et suspension
La procédure reste liée aux demandes de justification envoyées aux bénéficiaires. En l'absence de réponse, les versements sont suspendus, ce qui explique pourquoi l'organisme concentre son réexamen sur les dossiers où aucune réclamation n'a été déposée.
Pour les retraités qui entrent dans l'un de ces deux profils, le point pratique est simple: répondre aux demandes de vérification et fournir les justificatifs attendus. C'est sur cette base que l'Agirc-Arrco décide si un dossier peut être rétabli ou doit rester suspendu.





